Fermeture du bar : nombreux témoignages de fraudes

L’association des ligneurs de la Pointe de Bretagne s’inquiète du nombre de témoignages de fraude recueilli depuis le début de l’année. Selon elle, les bolincheurs, captureraient du bar en manche puis descendraient sous le 48eme parallèle pour une déclaration de pêche fictive. Mais le préjudice ne s’arrêterait pas là puisque, toujours selon ces témoins, l’organisation entre les chalutiers serait telle qu’ils transfèreraient leurs captures d’un bateau à l’autre en pleine mer et revendraient une partie de ces prises illégales au marché noir.

Ce constat est d’autant plus amer que les ligneurs constatent une diminution généralisée de l’espèce arguant qu’ils « n’ont que rarement dépassé les 30 ou 40 kg de prises (en 2016/2017 ndlr) par jour alors qu’elles pouvaient fréquemment dépasser les 100 kg il y a quelques années. » Ces artisans, très impactés par la fermeture de la pêche du bar en février et mars 2017, dénoncent ainsi le manque de contrôle et de répression de la part des autorités tout en mettant en avant une forme d’injustice dans la législation actuelle qui favorise aujourd’hui la pêche industrielle et non la pêche artisanale plus respectueuse de l’environnement. Preuve en est la licence bar, nécessaire à la capture du poisson, n’est accordée qu’aux navires ayant débarqués plus d’une tonne dans l’année… De nombreux ligneurs ont ainsi tenté de se tourner vers d’autres espèces que sont le merlan, le maquereau, le thon rouge ou le lieu jaune. Mais ils ont à nouveau été confrontés aux contraintes administratives kafkaïennes, avec une majorité de refus d’accès à ces espèces.

Ces décisions politiques court-termistes sont aujourd’hui doublement dommageables pour ne pas dire dramatiques. D’une part, elles détruisent les petits métiers de la pêche à tendance écoresponsables et d’autre part, en favorisant les pratiques industrielles, elles terminent d’achever les stocks d’une espèce que ces décideurs disent aujourd’hui vouloir protéger.

 

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