L’Indonésie rend sa flotte de pêche commerciale visible au monde entier


Lors de la conférence sur les océans qui a eu lieu au siège des Nations Unies à New York, du 5 au 9 juin 2017, la République indonésienne a pris la décision de jouer un rôle précurseur en terme de transparence dans l’industrie de la pêche.

C’est notamment grâce à Global Fishing Watch, une application interactive sur Internet dont nous avions déjà fait écho l’an passé, que le gouvernement indonésien prend les devants du point de vue du contrôle de la pêche illégale en devenant la première nation à publier les données VMS (Vessel Monitoring System) qui révèlent la position et l’activité des navires dans l’espace de l’océan indien.

Susi Pudjiastutin, ministre des pêches et des affaires maritimes souligne lors de la conférence que « La pêche illégale est un problème international et afin de le contrecarrer, des coopérations transnationales sont la marche à suivre. J’appelle immédiatement toutes les nations à me rejoindre en partageant les VMS via Global Fishing Watch. Ensemble, nous amènerons une nouvelle ère de la transparence pour en finir avec l’illégalité et la pêche non déclarée. »

À cet appel, le Pérou, en étroite collaboration avec Oceana, ONG internationale pour la sauvegarde de l’environnement marin, devient le premier pays à suivre le mouvement initié par le gouvernement indonésien.

Cette décision est d’autant plus symbolique que l’Indonésie est un important producteur de fruits de mer d’origine sauvage. À elle seule, la flotte vient ajouter 5000 navires de pêche à la base de données actuelle comptant 60000 bâtiments.

Paul Woods, CEO de Global Fishing Watch CEO et directeur technologique pour SkyTruth précise qu’il est « remarquable d’inclure ces vaisseaux de tailles moyennes grâce à la technologie VMS, car cela permet de compléter le tableau par de larges morceaux d’océan, dans lesquels nous savions qu’il y avait une activité halieutique, mais que nous ne pouvions pas surveiller uniquement par les AIS (Automatic Identification System). Cela dévoile donc de nouveaux espaces où nous ne nous attendions pas qu’il y ait de l’activité de pêche. »

Certes, un pas en avant pour la transparence et la volonté d’agir et donc une aubaine pour l’image des industries de la pêche, en revanche la tâche sera encore laborieuse pour éradiquer toute activité frauduleuse.

Source : Global Fishing Watch

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